Quelques films de Ang LEE

Je suis devenue fan de Ang LEE après avoir vu son fameux film "Brokeback Montain", parce qu'il m'a fait pleurer pour une histoire assez banale de deux homosexuelles qui se sont dramatiquement consacrés sous la contrainte de leur époque. Le réalisateur Ang LEE donne l'impression que l'hisoire se déroule lentement, mais il est remarquablement doué pour le choix des facteurs extérieurs tels que les paysages( la couche des nuages vaporeux pour illustrer l'altitude de la montagne, les lumières sur un lac pour nous mener dans une ambiance paisiblement romantique mais en même temps on se sent étouffé sur ce lac entouré par la brokeback montain), la musique(simplement de la guitare accoustique mais les combinaisons avec les paysages sont toujours pertinentes pour évoquer des émotions profondes), la chemise de l'amant décédé( certaines scènes sont plus directes pour exprimer leur amour, mais cet objet là reste sans doute le plus marquant pour nous faire resentir cet amour masculin)...... tous ces détails sont tellement frappants que des scènes sont toujours claires dans ma tête, et j'en soupire encore pour les deux amants.

Son nouveau film intitulé "Lust,Caution" a fait le numéro 1 des presses partout en Asie, en Amérique du nord et à Londre à l'occasion du festival du film de Londre il y a quelques jours. En france, il faut attendre le début de l'année prochaine. En attendant, je me suis contentée de vois ses anciens films de sa série ayant pour thème le père dont " The Wedding Banquet" , " Pushing Hands" et un troisième "Drink, Eat, Man, Woman". Le premier raconte une histoire d'un fils unique chinois qui n'ose pas révéler son homosexualité et met en scène un faux mariage rien que pour satisfaire( ou faire taire) ses parents. L'homosexualité reste toujours un sujet tabou dans une famille chinoise dont le père est un strict général de l'armé retraité. Tout le monde crois avoir bien gardé le secret auprès du père, mais le père garde aussi pour lui ce secret qu'il a su depuis toujours dans le but d'avoir un petit fils qui va assurer la déscendance. Ang LEE a laissé les spectateurs se rendre compte du personnage d'un tel père seulement à la fin du film, voilà qu'on a tout nos temps de le raffiner!

J'ai vu le film "Pushing Hands" ce soir. C'est un film qui est sorti en 1991, néanmoins le sujet problématique du film n'est pas démodé, au contraire, les scènes sont reproduites dans beaucoup de familles aujourd'hui et je sais que un jour ou l'autre je confronterai plus ou moins à la même situation. Un père pékinois qui est venu habiter avec son fils unique, sa belle-fille américaine et son petit-fils à New York. Il enseigne le Taiji dans une association des immigrants chinois le samedi et s'ennuie dans la semaine avec sa belle-fille qui est une écrivain qui travaille à la maison. Il ne parle pas un mot d'anglais, elle ne sait dire que "merci" en chinois; elle a besoin de calme et d'espace pour réfléchir et il la dérrange toujours sans faire exprès; au moment du dinner lui et elle veulent parler avec le fils et mari mais de différents sujets dans de différentes langues...... la tention monte, le couple ne supporte plus leur père. Enfin, le père a fait le choix de quitter la maison de son fils et d'aller vivre tout seul. Il est allé faire la vaisselle dans un restaurant chinois et squater dans un espace où il n'y a qu'un matelas par terre; il a faillit perdre son boulot parce qu'il est trop lent mais il a réussi à avoir une deuxième chance après avoir supplié le patron; il s'est fait arrêté par la police parce qu'il s'est défendu contre les gangsters appélés par le patron qui l'a insulté...... Un père qui s'est dit avoir vécu tous les évènements douloureux en Chine, ne peut tout juste pas profiter de bon temps avec son fils unique. Car il ne trouve pas une place propre dans ce qu'il a, ce que vit et ce que veut son fils aujourd'hui, malgré la bonne volonté de tous. Au bout de la souffrance arrive le réconfort: le père trouve enfin quelqu'un qui a vécu la même chose et qui a l'envie de vivre la même chose que lui. Bizarrement, cette fin n'a pas soulagé ma tristesse mais a renforcé ma nostalgie........

拜金拜金

最近看"女人我最大"看得有点拜金,冲动之下又买了隐形眼镜(要知道才刚刚新配了两副眼镜),倩碧的粉底和腮红,欧诗丹的橄榄面霜和紧肤水,正在犹豫CLARINS的颈部紧肤霜和迪奥的几把刷子,加上月初买的ZARA得呢子大衣和GAP的裤子,假期辛辛苦苦挣的银子就这么几百几十的往外流。我这是怎么了??

今天没课,也不打算出门,在家收拾夏天的薄衫,整理秋冬的衣服。其实有好多衣服的价值都没被我发掘出来,变个穿法,换个搭配,从没穿过的衣服也许就会成为新宠。衣服是买不完的,在自己衣橱多下些功夫,既可以使衣服保值,又不会让钱包流血。

到了我这把年纪,从我第一次敷面膜的那一天起,就知道了皮肤保养是个不归路,可也从中找到了乐趣。虽然起步晚了点,不过多亏底子好,呵呵,现在开始还来得及。

自己知道如何爱自己,才有可能爱别人,被别人爱。 而爱自己可以是一辈子的功课, 因为我们随时都在更新和或是加深对自己的了解,改善,调整,充实,甚至挑战。

"女人我最大"先暂停一段时间,拜金拜多了,人就会浮。得赶快去做作业,借着压力让自己沉一沉。